Le secteur énergétique québécois est reconnu pour ses énergies renouvelables.
Fort de ses réussites, le Québec souhaite maintenant faire diminuer sa dépendance aux produits pétroliers importés en favorisant l’utilisation d’énergies de remplacement.
Malgré une population d’un peu moins de huit millions d’habitants, le Québec se classe quatrième à l’échelle mondiale en matière de production d’hydroélectricité.
De plus, cette ressource propre et renouvelable est exploitable à un coût de revient qui compte parmi les plus bas en Amérique du Nord. Disposant déjà d’une puissance de plus de 47 000 mégawatts (MW), le Québec procédera au lancement de 4 500 MW au cours des prochaines années.
Avec le lancement du Plan Nord
, vaste projet de mise en valeur du territoire nordique québécois, le gouvernement s’est engagé à produire 3 500 MW d’énergie renouvelable à l’horizon de 2035, dont la majeure partie proviendra de ressources hydroélectriques (3 000 MW).
Tout comme l’étendue de son territoire, le potentiel du Québec en énergie éolienne est considérable. Afin d’en tirer le plus grand profit, le Québec s’est fixé comme objectif, dans le cadre de sa stratégie énergétique 2006-2015, d’intégrer 4 000 MW de cette énergie au réseau d’ici 2015. Au-delà de cet horizon, le Plan Nord prévoit déjà l’ajout de 300 MW en ressources éoliennes.
À la fin de l’année 2010, la puissance installée pour l’énergie éolienne au Québec atteignait tout près de 660 MW.
Le Québec est également très actif dans le secteur des bioénergies, notamment la production d’électricité. Au 1er janvier 2010, ce sont déjà plus de 227 MW qui ont comme source d’approvisionnement la biomasse forestière et plus de 40 MW, le biogaz. Six nouveaux projets, totalisant 52,9 MW, seront implantés au cours des prochaines années.
En matière de biocarburants, le Québec bénéficie déjà, depuis 2007, d’une usine de production d’éthanol de première génération produisant près de 150 millions de litres d’éthanol par année et se trouve bien positionné pour exploiter une industrie de production d’éthanol cellulosique de seconde génération.
À cet égard, il compte déjà sur une chaire de recherche industrielle à l’Université de Sherbrooke et sur un projet de démonstration construit par Enerkem à Westbury, en Estrie.
Le Québec produit également du biodiesel sur une base commerciale : une usine assure la production de 45 millions de litres de biodiesel par année depuis 2005 à partir de matières grasses animales, d’huiles de cuisson recyclées, de graisses de restaurant et d’autres huiles.
Le Québec bénéficie aussi d’un potentiel prometteur en hydrocarbures, encore relativement peu exploré à ce jour. En effet, des bassins sédimentaires en Gaspésie, le long de la vallée du Saint-Laurent ainsi que dans l’estuaire et le golfe du Saint-Laurent renferment des formations géologiques propices à la présence de pétrole et de gaz naturel.
Ces bassins sédimentaires couvrent une superficie de plus de 200 000 km2, soit 13 % du territoire québécois.
En avril 2011, le Québec s’est donné un Plan d’action 2011-2020 sur les véhicules électriques
. Au total, 250 millions de dollars seront consacrés dans les prochaines années au déploiement et à l’utilisation de véhicules électriques ainsi qu’au développement de la filière industrielle. Ce plan prévoit :
L’efficacité énergétique est au coeur de la stratégie du Québec
. C’est ainsi que le gouvernement s’est fixé des cibles ambitieuses :
Le Québec est l’hôte de plusieurs experts reconnus mondialement et de centres de recherche en énergie qui comprennent :